CV photographie

Olivier Deck commence la photographie à l'âge de 13 ans, lorsqu'on lui offre un appareil Zénit. Aussitôt, il se met à photographier le paysage qui l'entoure, et ses amis. Les dés sont jetés, la photographie l'accompagnera ainsi dans toutes ses périgrinations. C'est au milieu des années 2000 qu'il commence à travailler systématiquement sur son espace intime, le paysage qui l'entoure et la vie familiale. Il utilise alors un Rolleiflex puis un Hasselblad 501C, et des films Kodak TriX 400. Le grain argentique et le cadrage carré marqueront profondément son écriture photographique, et son sens de la composition extrêmement rigoureux, qui se joue subtilement des lois du classicisme. En 2008, il passe à la photographie numérique, avec un appareil Nikon, et fait un détour par la couleur. En 2011, la découverte des images en noir et blanc de Klavdij Sluban marque le point de départ d'une démarche personnelle consciente et rigoureuse pour laquelle il choisit un nom, par allusion à la géopoésie de Kenneth White : la photopoésie. Il entre définitivement dans les ordres radicaux du noir et blanc. Depuis 2012, il n'utilise plus qu'un Leica Monochrome, et un objectif à focale fixe, 50mm. En 2013 il va à la rencontre de Klavdij Sluban. Ce dernier l'accompagnera dès lors dans l'élaboration de son premier grand cycle photopoétique, où l'écriture littéraire prend une place importante. En 2017, Claude Nori s'enthousiasme pour le projet Un peu plus que la vie, et décide de le publier aux éditions Contrejour, une maison impliquée dans l'histoire de la photographie en France depuis les années 70.

L'approche photopoétique d'Olivier Deck s'inscrit à la fois au coeur et dans la marge de la production contemporaine. Pratique de vie, de chaque instant, elle s'abreuve à la source de la photographie des grands maîtres tels Paul Strand, Steichen, Alvin Langdon Coburn, Julia Margaret Cameron, Gustave le Gray... et à celle de la peinture, avec sa prorpe expérience de peintre, et sa fréquentation de Monet, Chardin, Iroshige, Xu Ta, Vermeer... Homme d'image et de mots, l'auteur se nourrit également de ses lectures, côté occident, Raymond Carver, Bernard Manciet, Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud, Jim Harrison, Gary Snyder, et côté orient, puisque ses divagations intérieures se font le plus souvent en compagnie des poètes vagabonds, Li Po, Wang Wei, Ryokan, Saïgyo...

On ne peut comprendre en profondeur l'oeuvre d'Olivier Deck sans prendre en compte l'intensité du travail intérieur qu'il mène par sa pratique intense des arts martiaux traditionnels japonais (kendo et iaido), et son parcours théorique et pratique en psychanalyse. L'étude assidue de Freud, Ferenczi, Klein, Green... lui permet de comprendre et d'exploiter les ressources infinies de l'anamnèse, et de libérer ce chant intérieur de l'enfant qui ne meurt jamais dans l'adulte.

L'année 2017 marque un virage essentiel dans son parcours d'artiste, qui l'a tour à tour mené sur les domaines de la peinture, de la musique, de la littérature, et cristallise aujourd'hui dans une synthèse alliant l'image photographique et l'écriture poétique introspective.

 

2017 :

EXPOSITION "UN PEU PLUS QUE LA VIE" :

GALERIE DE L'ATRIUM, DAX (France) :L'ESPACE INTIME : exposition en compagnie de Klavdij Sluban

ESPACE D'EXPOSITION de la CCI, MONT-DE-MARSAN (France)

GALERIE PASSEVITE, LISBONNE (Portugal)

GALERIE de la LIBRAIRIE TORCATIS, PERPIGNAN (France)

 

LIVRE : UN PEU PLUS QUE LA VIE, 2017, éditions CONTREJOUR

 

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